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Les enfants, la face cachée du sida

Lancement d’une campagne de l’ONU


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Publié sur AllAfrica le 25 Octobre 2005

Dénonçant le fait que seulement 5% des enfants séropositifs bénéficient d’un traitement, les agences des Nations Unies pour l’enfance et le sida   inaugurent aujourd’hui une campagne mondiale pour relancer l’action en faveur de millions d’enfants affectés par le virus et pour montrer « la face cachée » de la pandémie.

Absents des politiques nationales ou internationales de lutte contre la pandémie, les millions d’enfants affectés par le virus, qui n’ont pas accès aux services de base dans le domaine des soins et de la prévention, sont « la face cachée » du sida  , affirme un communiqué du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), publié aujourd’hui à New York.

Intitulée « Unissons-nous pour les enfants, contre le sida   », la campagne a été lancée officiellement aujourd’hui, au siège de l’ONU   à New York, en présence du Secrétaire général, de la directrice générale de l’UNICEF, Ann Veneman et du directeur exécutif d’ONUSIDA   Peter Piot.

« Depuis un quart de siècle, le sida   a coûté la vie à plus de 20 millions de personnes et a fait chuter l’espérance de vie de près de 30 ans dans les pays les plus durement touchés. Une génération entière n’a jamais connu un monde sans VIH  , ni sida  , et pourtant, nos efforts n’ont rien de commensurable avec l’immensité du problème », a déclaré Ann Veneman.

Chaque minute, un enfant meurt d’une maladie liée au sida  , un enfant contracte le VIH   et quatre jeunes de 15 à 24 ans contractent le VIH  , rappelle le communiqué.

Plus de 500.000 jeunes de moins de 15 ans meurent chaque année du sida  .

Plus de 2 millions d’enfants sont infectés par le virus. Et pourtant, moins de 5 % des jeunes séropositifs ont accès aux médicaments pédiatriques dont ils ont besoin. Moins de 1% des nourrissons dont la mère est séropositive ont accès au cotrimoxazole, un antibiotique bon marché qui pourrait réduire de moitié le nombre de décès d’enfants dus au sida  .

Plus de 15 millions d’enfants dans le monde ont perdu au moins un de leurs parents du fait de cette maladie. Et pourtant, moins de 10 % des enfants affectés reçoivent une aide de l’Etat.

La campagne mondiale espère obtenir « des résultats mesurables pour les enfants, à partir d’objectifs mondialement acceptés dans quatre domaines clés » : prévenir la transmission du VIH   de la mère à l’enfant, procurer un traitement pédiatrique aux enfants, prévenir l’infection chez les adolescents et les jeunes et protéger et soutenir les enfants affectés par le VIH  / sida  .

L’objectif de la campagne est notamment que, d’ici à 2010, 80% des femmes qui en ont besoin aient accès à des services destinés à empêcher la transmission du VIH   à leurs enfants et 80% des enfants qui en ont besoin aient accès aux traitements antirétroviraux et/ou du cotrimoxazole.

L’objectif est aussi de réduire, d’ici cinq ans, de 25%, le pourcentage de jeunes vivant avec le VIH   dans le monde.

D’après le communiqué d’ONUSIDA  , publié également aujourd’hui, il faudra 55 milliards de dollars pour affronter la pandémie de sida  .

Il manque actuellement quelque 18 milliards de dollars, rien que pour la période 2005-2007, indique l’agence des Nations Unies.

« Non seulement il est nécessaire d’augmenter considérablement le financement de la campagne anti-sida  , mais il importe d’en attribuer une portion importante aux enfants affectés par cette maladie », affirme ONUSIDA  .

« Le sida   continue de déchirer les familles et des communautés entières, laissant derrière lui 15 millions d’orphelins et privant certains pays de toute perspective d’avenir. Pour que les pays se développent, nous devons donner la priorité aux enfants, en particulier dans l’allocation et l’utilisation des ressources », a déclaré Peter Piot.


Publié sur OSI Bouaké le mercredi 26 octobre 2005

 

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27 octobre 2005, par Sand   [retour au début des forums]

Ajoutons aussi que l’infime quantité d’enfants séropositifs africains qui ont le privilège d’avoir accès aux ARV   et aux traitements en infectyions opportunistes prennent des formules destinées aux adultes, donc avec des dosages et des conditionnements inadaptés.