Accueil >>  VIH/Sida >>  Conférences >>  AIDS 2010 à Vienne

Des organisations internationales conviennent de prendre des mesures concertées pour mettre fin au VIH/SIDA pédiatrique


Global AIDS Alliance, Vienne, Juillet 2010, article diffusé sur PRNewswire

"Aucun enfant ne devrait venir au monde séropositif"

Une alliance mondiale des organisations internationales, y compris les têtes de l’UNICEF, ONUSIDA   et le Fonds mondial de la lutte contre le SIDA  , la tuberculose et le paludismeainsi que d’autres ONG y compris le Pan African Treatment Access Movement, Health GAP, la Ugandan Pediatric Association et la Global AIDS Alliance ont convenu aujourd’hui de prendre des mesures concertées pour éliminer le VIH  /SIDA   pédiatrique au cours des cinq prochaines années en empêchant près de 400 000 enfants chaque année de commencer leur vie infectés du virus qui cause le SIDA  .

"Chaque jour, près de 1 000 nouveau-nés sont infectés du VIH   - et sans diagnostic et traitement, la moitié de ces bébés ne fêtera pas son deuxième anniversaire", indique Anthony Lake, directeur exécutif de UNICEF. "Si nous sommes engagés à sauver la vie des enfants, nous devons être engagés dans l’élimination efficace de la transmission du VIH   de la mère à l’enfant."

Actuellement, dans les milieux pauvres en ressources, plus de 2 millions d’enfants de moins de 15 ans, à travers le monde, vivent avec le VIH  /SIDA  . En 2008, moins de la moitié de toutes les femmes enceintes séropositives ont reçu des médicaments pour la prévention de la transmission de la mère au nouveau-né. En élargissant cette intervention, la transmission de la mère au nouveau-né pourrait être réduite à moins de 5 %.

"En 2009, j’ai appelé à l’élimination virtuelle de la transmission du VIH   de la mère à l’enfant. Ceci est la voie pour éliminer le SIDA   pédiatrique", déclare Monsieur Michel Sidibe, directeur exécutif d’ONUSIDA  . "En outre, les enfants qui vivent avec le VIH   doivent avoir un avenir sûr et avoir pleinement accès à la prévention, au traitement, aux soins et aux services de soutien contre le VIH  ."

De nombreux groupes travaillent déjà activement sur le SIDA   pédiatrique. Il est toutefois essentiel que la communauté internationale surmonte les goulets d’étranglement et s’assure que les ressources nécessaires soient disponibles pour financer les interventions nécessaires à la prévention, au traitement et au soin des enfants atteints du VIH  /SIDA  .

"Le Fonds mondial est engagé dans l’amélioration de la qualité des programmes pour prévenir la transmission du VIH   de la mère à l’enfant de sorte qu’aucun enfant ne naît avec le VIH   d’ici 2015 et que la santé des femmes séropositives soit une priorité", déclare Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial de la lutte contre le SIDA  , la tuberculose et le paludisme. "Des régimes ARV   offerts aux femmes enceintes, au nouveau-nés et aux familles doivent être optimaux et accessibles ; les ressources pour la prévention de la transmission du VIH   et du SIDA   pédiatriques doivent être augmentées et le financement actuel dans ce domaine doit être utilisé efficacement. Nous pouvons atteindre l’objectif d’une génération sans VIH   d’ici 2015, mais seulement en continuant à investir dans les ressources."

Un nouveau rapport de la situation sur la façon d’arrêter le VIH  /SIDA   pédiatrique a également été publié aujourd’hui par la Campaign to End Pediatric AIDS (CEPA) de Global AIDS Alliance. Le rapport témoigne sur la manière dont l’intensification des efforts à réduire le VIH  /SIDA   pédiatrique mondialement et dans six pays clés en Afrique subsaharienne (Kenya, Mozambique, Nigéria, Tanzanie, Ouganda et Zambie) porte ses fruits.

"Des enfants en Afrique vivent avec cette maladie débilitante et meurent inutilement - et c’est à la fois une tragédie et un scandale", a déclaré Graca Machel, présidente du conseil de direction de CEPA. "Comment pouvons-nous rester là et regarder nos enfants souffrir quand nous savons que le monde à les moyens nécessaires — médicaux, financiers, intellectuels — pour en finir avec cette destruction qu’est le VIH   et le SIDA   pédiatriques ?"

Le rapport souligne comment, dans la dernière année, une nouvelle approche au VIH  /SIDA   impliquant des acteurs locaux dans les pays d’Afrique sub-saharienne a accéléré les efforts visant à surmonter les goulets d’étranglement afin d’optimiser les services de prévention et de traitement du VIH  /SIDA  . La vie d’enfants peut être épargnée en couvrant 80% des programmes complets pour prévenir la transmission de la mère à l’enfant (PPTCT+) et fournir des médicaments qui sauveront les enfants déjà atteints du VIH  .

Le VIH  /SIDA   pédiatrique a pratiquement été éliminé dans les pays du Nord. Les dirigeants de UNICEF, UNOSIDA et du Fonds mondial de la lutte contre le SIDA  , la tuberculose et le paludisme ont convenu de prendre toutes les mesures nécessaires — en tant que force collective commune - afin de surmonter sept goulets d’étranglement critiques qui bloquent le progrès pour mettre fin au VIH  /SIDA   pédiatrique d’ici le 31 décembre 2015 : promouvoir les soins et la nutrition centrés sur la famille ; accélérer le diagnostic précoce et le traitement chez le nourrisson ; assurer l’accès aux médicaments et aux produits appropriés ; répondre aux demandes financières ; mobiliser l’action politique et programmatique ; surmonter la crise des ressources humaines ; et vaincre la stigmatisation et la discrimination.

À ce jour, l’accord a été signé par Monsieur Anthony Lake, directeur exécutif d’UNICEF, Monsieur Michel Sidibe, directeur exécutif d’UNOSIDA, et Professeur Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial de la lutte contre le SIDA  , la tuberculose et le paludisme ainsi que les leaders mondiaux suivants : Madame Graca Machel, présidente du conseil de direction de Campaign to End Pediatric HIV/AIDS (CEPA) ; Madame Carla Bruni-Sarkozy, ambassadrice mondiale de la campagne Born HIV Free ; Son Excellence Monsieur Festus G. Mogae, fondateur de Champions for an HIV-Free Generation.

Les dirigeants des agences font aussi appel aux autres décideurs mondiaux à s’engager dans cette action.

Cette annonce a été faite conjointement avec une conférence de presse lors de la 18e Conférence Internationale sur le SIDA   à Vienne. Outre les dirigeants de UNICEF, UNOSIDA et du Fonds mondial, étaient présents à la conférence de presse Monsieur Rolake Odetoyinbo, représentant de la Civil Society Leadership, équipe d’action de CEPA et Docteur Elly Katabira, président désigné d’International AIDS Society.

La prochaine Conférence Internationale sur le SIDA   se tiendra à Washington D.C. en juillet 2012.

.: Accelerating Action to End Pediatric HIV/AIDS by 2015 : A Status Report :.

VOIR EN LIGNE : prnewswire
Publié sur OSI Bouaké le mardi 20 juillet 2010

 

DANS LA MEME RUBRIQUE

 
 
 


Des organisations internationales conviennent de prendre des mesures concertées pour mettre fin au VIH/SIDA pédiatrique
4 septembre 2010, par Olivier Appaix   [retour au début des forums]

Il est effarent de voir la quantité de "vedettes" que l’on mobilise autour de la lutte contre le VIH  /SIDA  , et l’absence quasi totale de communication ou de plaidoyer pour des maladies et conditions tout aussi meurtrières (et même davantage) que celle-ci : les maladies diarrhéiques, respiratoires et même le paludisme (la très grande majorité des décès des enfants de moins de cinq ans entre ces trois affections) ou même la tuberculose. Et j’en passe... Le battage médiatique et le vedétariat n’en finissent pas de distordre la perception de la réalité en matière de santé publique internationale. Un rééquilibrage est absolument nécessaire. Les exemples donnés sont toujours les mêmes (pays de l’ancien empire britannique) - où les résultats en matière de santé publique sont plutôt désastreux (particulièrement il est vrai à cause de l’émergence du VIH  /SIDA   dans les années 80-90). Bizarre, on ne parle plus de la Thaïlande ou du Cambodge, ou de la Chine... Par ailleurs, il faut savoir que sur la centaine de partenariats publics/privés et autres initiatives internationales en santé, près de 90% sont consacrées au VIH  /SIDA   (en premier lieu), à la tuberculose ou au paludisme. En déséquilibre total avec la répartition réelle du poids de la maladie (voir les stats de l’OMS  ) !