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Cameroun : Les séropositifs écrivent aux candidats

Pour convaincre cette catégorie d’électeurs, les candidats doivent se prononcer sur les questions de santé


Mots-Clés / Cameroun

Le 12 juillet 2007

“Nous vous écrivons cette lettre pour vous prier de vous engager à consacrer au moins 15% de vos budgets respectifs (conseil municipal, micro projet) à la santé de vos populations et plus particulièrement à la lutte contre le Vih  /Sida  , la tuberculose et le paludisme. ” C’est la substance de la lettre ouverte du Mouvement camerounais pour le plaidoyer à l’accès aux traitements (Mocpat), aux candidats en lice pour les élections municipales et législatives du 22 juillet prochain. Elle peut être lue dans la troisième édition de Le Communautaire, un journal d’information et de débat sur le Vih  /Sida  . Il est distribué gratuitement par l’organisation non gouvernementale Positive- Generation. Pour le Mocpat, qui en appelle à une réaction prompte des futurs conseillers municipaux et députés, “ il y a urgence ”. Car 47 ans après l’indépendance, la problématique d’accès aux soins demeure un des enjeux majeurs pour le développement au Cameroun. “ Nous butons toujours sur des obstacles qui, pour la plupart, sont purement politiques et qui engendrent chaque jour, la mort de milliers de camerounais ”, déplore cette association. Elle rappelle que les populations peinent encore pour avoir accès aux structures sanitaires. Quand les soins n’y sont pas payants, ces structures sont trop éloignées des lieux d’habitation. Pour ceux qui font le miracle de vaincre ces obstacles, le labyrinthe se poursuit au niveau du manque de médicament, du manque de laboratoire. Tout cela est couronné par une longue attente due à l’insuffisance des personnels médico-sanitaires. Actuellement au Cameroun, l’on compte un médecin pour 1000 patients. Le Mocpat a des raisons de poser ces problèmes aujourd’hui. Car, observe-t-il, en 2001, le Cameroun a signé la déclaration d’Abuja - elle stipule que 15% du budget de l’Etat doit être consacré à la santé. Or six ans plus tard, on n’a pas encore atteint ce pourcentage. “ Lors des discussions sur le budget du Minsanté à l’Assemblée nationale, plusieurs communes et députés ne tiennent même plus compte de la santé des populations dans leur programme. On se limite seulement à faire les routes, quelques points d’eau et parfois quelques écoles. ” D’où cet appel lancé aux candidats, “ futurs conseillers et futurs honorables députés ”. Afin qu’une fois élus, ils s’emploient à garantir la gratuité des soins pour les personnes vivant avec le Vih  /Sida   (malgré la gratuité des antirétroviraux, il manque encore des réactifs dans les hôpitaux pour faire certains examens liés à la prise en charge des Pvvih  , les malades doivent payer les consultations, les analyses, les médicaments en cas d’infections malignes...) ; à contribuer à l’amélioration du système de santé par la mise sur pied d’un fond parlementaire ou municipal d’aide à la créations des Unités de prise en charge (Upec), Centre de traitement agrée (Cta) ; centre de santé, etc. ; à financer les organisations de lutte.

Par Nadège Christelle BOWA Le 12-07-2007


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Publié sur OSI Bouaké le jeudi 12 juillet 2007

 

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Le MOCPAT fait preuve une fois encore de la finesse politique de son action. Il est du rôle de la société civile de rappeler leurs engagements aux politiques. Beaucoup d’encouragements !