Accueil >>  VIH/Sida >>  Accès aux ARV et aux soins >>  Enfants VIH+

Afrique : La pénurie d’antirétroviraux pédiatriques tue les enfants séropositifs

MSF dénonce l’absence d’accès aux ARV pour les EVVIH, "oubliés" de la prise en charge


Mots-Clés / MSF / ARV

JOHANNESBOURG, 17 mars 2005 (PLUSNEWS) [Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]

Les enfants séropositifs des pays en voie de développement meurent faute d’avoir accès à des traitements antirétroviraux (ARV  ) adaptés à leur âge, selon l’organisation internationale Médecins sans frontières (MSF  ).

Alors que de plus en plus d’adultes ont la possibilité d’accéder à des traitements adéquats, peu d’efforts ont été fournis pour procurer aux enfants des antirétroviraux pédiatriques aux dosages adaptés à leur jeune âge, a dénoncé MSF  .

MSF   a souligné que là où les médicaments destinés aux enfants sont disponibles, ils peuvent coûter six fois plus chers que ceux conçus pour les adultes. Les médecins sont obligés d’effectuer eux-mêmes les dosages adaptés aux jeunes séropositifs, en ouvrant les capsules pour en peser puis en alléger le contenu.

“Jusqu’à présent, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) ne s’est pas occupé de ces enfants parce qu’il n’a pas pris en compte cette réalité”, a estimé Daniel Berman, coordinateur sida   de MSF  , cité par Associated Press. “Il y a encore quatre ans, l’idée était que ‘soigner le sida   en Afrique coûte trop cher’. Aujourd’hui, il est devenu plus simple et moins cher de traiter les adultes, mais ce sont maintenant les enfants qui vivent cette situation”.


VOIR EN LIGNE : IRIN Plus News
Publié sur OSI Bouaké le mardi 17 mai 2005

 

DANS LA MEME RUBRIQUE

 
 
 


> Afrique : La pénurie d’antirétroviraux pédiatriques tue les enfants séropositifs


> Afrique : La pénurie d’antirétroviraux pédiatriques tue les enfants séropositifs
19 mai 2005, par Sand   [retour au début des forums]

Consultez la page 12 de ce document, pour un bref état des lieux de la situation des EVVIH  . L’argument principal du désintérêt de la recherche en matière de formules pédiatriques des ARV   y est clairement exposé : absence d’enjeux économiques, pas de marchés à prendre. Les enfants contaminés représentent une minuscule part de marché, d’autant plus réduite qu’ils vivent pratiquement tous dans des pays n’ayant pas les moyens de payer les médicaments. Quel intérêt auraient les laboratoires pharmaceutiques à élaborer des formules spéciales de médicaments destinés à un marché inexistant ?

Nous rencontrons ici des questions déjà posées dans d’autres espaces : la santé est-elle un bien commercial comme un autre, achetable par ceux qui en ont les moyens ? la santé est-elle un droit susceptible d’être protégé par les politiques publiques ?

C’est pas le 29 mai, mais j’ai déjà envie d’aller voter...